Vis ma vie de scientifique musclé... Le film commence par nous montrer New-York en pleine évacuation lorsqu'un vilain virus frappe la population. Dans un déchirement larmoyant au possible, Robert Neville (joué par le prince de bel air donc) laisse sa famille quitter la ville alors que lui reste pour trouver un antidote . La suite est simple et se constitue de la vie quotidienne de Sims de l'ami Robert. Il fait à manger, nourrit son chien, va chasser des gazelles dans Central Park, fait du golf et aussi de la muscu' parce que c'est un homme un vrai, le tout dans le New York que nous connaissons mais vide ! Mais c'est là que ça coince parce que Toulon ou Marseille déserté aurait probablement été plus poignant et impressionnant pour moi spectateur du sud de la France. Certes le citoyen new-yorkais sera peut-être bouleversé de voir sa ville complètement inanimée mais pour nous frenchies ça n'évoque pas grand chose.

Robert of the Dead... Ainsi voir le quotidien si particulier du dernier homme à New-York peut paraître intéressant mais tout de même une routine reste une routine et on commence vite à s'ennuyer, la première partie du film étant résumé dans la bande annonce. Mais heureusement ce balourd de Will Smith s'aventure dans des lieux hostiles au lieu de rester bien tranquillement en sécurité, parce que oui il n'est pas seul, de belliqueux zombies albinos hantent les rues de New-York lorsque l'obscurité recouvre la cité. Là où il serait facile de ne sortir que le jour étant donné que ces morts vivant maigrelets en images de synthèse ne supportent pas la lumière, ce grand gaillard de Robert parvient tout de même à se retrouver dehors lorsque la nuit tombe, dans le genre légende on a fait mieux.

Le jeu des erreurs... Le film est ainsi truffé d'incohérences que l'on peut s'amuser à déceler si l'ennui prend le dessus. Par exemple, le héros se retrouve à un moment pendu par les pieds, là on se dit que ses abdos de fer vont l'aider à se redresser pour se détacher mais que nenni ! Il devient tout à coup pataud et ramolli. L'instant d'après il est blessé à la jambe et se voit obligé de ramper pour échapper à un cruel destin mais quelques secondes plus tard, il arrive à galoper avec un couteau dans la jambe ! C'est peut-être ça être une légende. Je ne vous parle même de la fin, grand n'importe quoi ennuyeux qui ne sert qu'à justifier le titre du film, légende égale mort héroïque pour résumer. Sauf que là ça tient plus du suicide que de l'acte héroïque comme dernier rempart pour sauver l'humanité.

Wesh wesh actor studio... Je ne pouvais conclure cet article sans parler de la tête d'affiche du film. En effet, à part se la péter en voiture de sport et exhiber ses gros muscles, le jeu de Will Smith est aussi plat que la poitrine de Jane Birkin. Les zombies quant à eux, ne sont ni classes ni même bien fait, ça sent les images de synthèse recyclées d'un film de la décennie précédente. C'est finalement le chien qui est le personnage le plus attachant et qui méritait largement son nom en gros à côté de Will Smith.

Je suis une légende ne restera donc dans la légende que par sa médiocrité. Le tout étant vite fait mal fait, je ne peux m'empêcher de le comparer aux films 28 jours/semaines plus tard qui étaient autant réussi sur le fond que sur la forme. Préférez donc la location/l'achat de ces deux très bons films plutôt que cette boîte de lessive estampillée Will Smith.